Benoit Paré, président et chef de l’exploitation du CTBM

CTBM : faire du gaz naturel renouvelable à partir des déchets de l’industrie alimentaire

Benoit Paré, président et chef de l’exploitation du CTBM

Sommaire

Entreprise : Centre de traitement de la biomasse de la Montérégie
Nombre d’employés : 22
Région : Montérégie
Programme : Croissance économique régionale par l’innovation (CERI)

Cet appui de DEC a permis : l'acquisition et l'installation de nouveaux équipements pour les procédés de biométhanisation, de séchage et de fabrication de biofertilisants, en plus de couvrir les frais d'ingénierie et de gestion de projet.

 
 

Transcription

La vidéo s'ouvre sur un panneau sur lequel est écrit « DEC X CTBM » et orné de logos blancs vibrants. Au centre de l’écran apparaît une vue aérienne des installations du CTBM, constituées principalement de deux digesteurs cylindriques semblables à des silos agricoles et d’une bulle recouverte d’une membrane grise servant à recueillir le biogaz. Le plan aérien cadre progressivement les deux digesteurs. La voix de Benoît Paré, président et chef de l’exploitation, se fait entendre :

« - Le CTBM, c'est une entreprise qui traite des matières organiques d'origine agroalimentaire.

Benoit Paré apparaît en plan rapproché. Il est dans la salle des machines qui contrôle les deux digesteurs. Plusieurs tuyaux sillonnent derrière lui.

- On va parler principalement de sous-produits laitiers, de boues de canneberges, d'alcools dégradés qui sont impropres à la consommation.

Des images se succèdent : l’enseigne du CTBM, un camion qui arrive sur le site et qui embarque sur la balance, plusieurs plans aériens qui permettent de voir des bassins contenants les liquides déversés par les camions et plusieurs camions à l’œuvre sur le site. Benoit Paré continue ses explications.

- L'objectif, c'est de valoriser des matières organiques pour réduire l'empreinte environnementale et énergétique en les traitant sur place. L'intérêt d'une installation à Saint-Pie, c'est que la région est au cœur du grenier alimentaire du Québec, donc entourée de générateurs de matières alimentaires. »

La caméra continue de suivre le parcours du camion qui arrive sur le site du CTBM. Après la balance, le camion se dirige vers la guérite et passe de l’autre côté de la barrière. Le plan suivant montre le même camion sur les caméras de sécurité, alors qu’une personne contrôle les données transmises par la balance. Une nouvelle voix, celle de Louis-François Brodeur, gestionnaire à la Direction des affaires gouvernementales de DEC, se fait entendre :

« - Ici, il y a des camions de toute la région qui viennent avec des résidus organiques. Ici, on les valorise.

Louis-François apparaît à l’écran, lui aussi dans la salle des machines.

- Le Centre de traitement de la biomasse de la Montérégie, c'est 140 000 tonnes de déchets qui sont valorisés, et c'est 12 000 tonnes de gaz à effet de serre qui sont réduits. Et ça, c'est significatif. »

La caméra est maintenant dans le laboratoire du CTBM, où Benoit et Louis-François examinent des échantillons des différents produits obtenus à la suite du traitement des boues. Benoit continue ses explications :

« - Lors des premiers contacts avec DEC, il y a vraiment une chimie qui s'est installée entre les deux partis, parce que DEC était vraiment intéressé à l'innovation, c'est un collaborateur qui nous a permis de faire l'acquisition d'équipement pour la nouvelle usine. Souvent, c'est un enjeu majeur d'avoir accès des liquidités. »

Des vues aériennes du CTBM se succèdent avant que Louis-François Brodeur réapparaisse à l’écran :

« - C'est important que ça soit facile pour les entrepreneurs de venir nous voir, puis qu'on regarde c'est quoi leurs besoins, puis qu'on soit capable de répondre à leurs besoins. On est là pour accompagner les clients

dans la réalisation de leur projet. »

Les plans aériens se rapprochent du sol et on distingue un mouvement dans les herbes hautes alors que le vent souffle dans les micros. Benoit et Louis-François marchent le long des installations du CTBM, puis observent les liquides dans les bassins. Dans un autre plan, une travailleuse de l’usine récolte un échantillon. Benoit continue :

« - Le CTBM traite des matières qui l'époque étaient considérées comme des déchets, et aujourd'hui ça devient une matière première. Le processus de biométhanisation, c'est un peu similaire à ce qui se passe dans le corps humain. On ingère différents ingrédients la transformation se fait lentement, et par la suite, on émet trois sous-produits: un solide, un liquide et des fois des gaz, donc c'est ça la transformation de la matière.

Benoit est maintenant à la caméra et il termine son analogie avec un sourire en coin. Ensuite, la visite de l’usine continue pour Benoit et Louis-François, qui observent le fonctionnement du séchoir qui transforme en compost la partie solide des boues.

- Par exemple, on fait du gaz naturel renouvelable, on va faire des engrais biologiques sous forme de compost et des engrais liquides aussi.

On retourne à Louis-François dans la salle des machines :

« - Le gouvernement du Canada s'est doté d'objectifs ambitieux en termes de réduction des gaz à effet serre, et quand DEC s'implique ici, on fait notre part pour réduire les gaz à effet de serre au Canada. »

Benoit explique la distinction entre gaz fossiles et gaz naturel renouvelable. Une séquence animée appuie ses explications.

« - Les gaz fossiles émettent des gaz à effet de serre, c'est un gaz qui est considéré comme un polluant. En fait, le gaz fossile a été produit par la décomposition de matière dans le sol pendant des millions d'années, donc c'est un produit à usage unique, parce qu'il prend une longue période de temps (à se dégrader) et qu'on s'en sert une seule fois, alors que le gaz renouvelable provient de matières alimentaires qu'on va dégrader, qu'on va retourner dans l'environnement sous forme d'un gaz qui va être réabsorbé par les plantes, qui à leur tour produisent des fruits des légumes et de la nourriture animale, qui à son tour va être dégradée, donc c'est un cycle renouvelable. Chez nous, on va consommer sur place une partie du gaz renouvelable qu'on produit pour les procédés thermiques, et le restant va être injecté dans un de distribution qui appartient à Énergir. »

 

Louis-François reprend la parole :

« - Le CTBM, c'est un bel exemple d'économie circulaire. Quand DEC s'implique dans un projet comme celui-ci on montre qu'un projet de biométhanisation est possible, puis peut être reproduit à plus grande échelle, puis ça, c'est quelque chose dont on est fiers. »

La caméra présente ensuite plusieurs employés du CTBM en train d’effectuer des travaux de maintenance et des activités quotidiennes. Puis Benoit parle  de la fierté qu’il éprouve envers son équipe alors que se succèdent à l’écran des images en gros plan des employés qui sourient à l’écran :

« - Une des grandes fiertés au CTBM, c'est de voir la croissance qu'on avec nos employés, parce que quand on rentre au CTBM, on s'imagine, ce n'est pas un terrain de golf, ça ne sent pas la rose... À l'époque, on était près de 5 employés, on traitait quelques milliers de tonnes par année, depuis on a augmenté la production par un facteur très important, on est rendu une vingtaine de personnes sur le site, ils sont passionnés, ils sont investis dans le procédé, et c'est ce qui fait la force de l'équipe ici, au CTBM.

La caméra présente ensuite un plan rapproché de Benoit qui se tient sur le toit du CTBM. Il lève doucement les yeux au ciel pour appuyer ses propos empreints d’espoir. La caméra suit son regard et la musique annonce la conclusion de la capsule.

verts, en plus de l'adresse du site Web de DEC, dec.canada.ca. Il est ensuite remplacé par un panneau noir avec la signature ministérielle de DEC, suivi d'un autre panneau noir où on peut voir le mot-symbole Canada écrit en blanc. Le tout est suivi de la signature sonore du gouvernement du Canada.

 

En activité depuis une vingtaine d’années, le Centre de traitement de la biomasse de la Montérégie (CTBM) est une entreprise spécialisée dans le traitement des matières agroalimentaires. Lors de sa création, le CTBM se concentrait sur la transformation des matières liquides et devait ensuite disposer des résidus solides résultant de cette transformation.

En 2017, le CTBM a entrepris un projet d’investissement majeur pour se doter de nouveaux équipements lui permettant de traiter aussi les matières solides, notamment pour les transformer en gaz naturel renouvelable. Aujourd’hui, le CTBM produit du compost, des engrais biologiques et du gaz naturel renouvelable à partir des plus de 100 000 tonnes de matières agroalimentaires qui y sont acheminées annuellement. En détournant ces matières de l’enfouissement, c’est l’équivalent de 12 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) qui sont évitées grâce aux activités de transformation du CTBM.

Le gaz naturel renouvelable, un produit de la biométhanisation

Le gaz naturel renouvelable est un gaz naturel dont le cycle de transformation est beaucoup plus court que celui d’un gaz fossile provenant de la décomposition de matières organiques emprisonnées dans le sol il y a plusieurs millions d’années. Pour l’obtenir, on utilise des bactéries dans un milieu sans oxygène afin de dégrader les matières organiques dans un processus semblable à la digestion humaine. La décomposition des matières organiques va générer un biogaz qui, une fois épuré, sera transformé en biométhane.

Au contraire du gaz fossile qui émet des GES en raison de son origine, le biométhane utilisé à des fins énergétiques rejette du carbone rapidement absorbé dans l’environnement par les plantes qui sont ensuite mangées par les animaux. Ces mêmes plantes et animaux, une fois transformés par l’industrie agroalimentaire, vont fournir la matière première nécessaire à un nouveau cycle de biométhanisation. La réglementation québécoise prévoit que d’ici 2030, 10 % du gaz distribué dans le réseau d’Énergir devra être issu de sources d’énergie renouvelable. Ce sont des entreprises comme le CTBM qui permettront d’atteindre cette cible, en injectant leur production dans le réseau.  

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